mercredi 23 février 2011

Diversité en danger 2 de 2

La suite de mon article paru en octobre (voir ici) où je m'inquiétais du manque de diversité dans la sphère humaine elle-même. J'ajoute aujourd'hui un aspect plus social au manque de diversité :

En santé :
  • hausse fulgurante des allergies alimentaires, qui serait due à des environnements aseptisés (i.e. manque de variété microbienne dans l'environnement) et/ou au manque de variété dans les aliments et/ou à la pollution
  • intolérance croissante envers certains gestes ou comportements considérés comme "anti-hygiéniques" : saluer en donnant la main ou un bec, se présenter au travail lorsqu'on a la grippe
  • l'élan social pour la désinfection a en plus des effets pervers concrets, comme l'usage des désinfectants pour les mains qui créent peut-être des résistances chez les microbes et sont inutiles (voir article 1)
Et finalement, dans notre société elle-même :
  • intolérance envers ceux qui diffèrent, questionnent ou "dérangent" : depuis les cris des enfants dans les espaces publics jusqu'aux manifestants du G20;
  • polarisation des débats entre ceux qui sont pour ou contre quelque chose, comme avec le gaz de schiste, il semble de plus en plus difficile d'adopter une position intermédiaire;
  • hausse fulgurante de la vente des médicaments chez les enfants, surtout ceux qui ne savent pas s'adapter à une norme de plus en plus étroite. Exemple : jusqu'à 30% des élèves d'une classe prennent des médicaments pour agir sur leur comportement! Ex. Ritalin : voir article 2
  • la peur omniprésente des étrangers, des criminels (société vieillissante ? peur causée par les médias ? voir article 3 et article 4). Je pense que la peur entraîne une baisse de la diversité sociale, pourtant source d'innovation, de meilleure diversité génétique et d'ouverture au monde
  • la peur du risque, vraiment la peur d'avoir peur : clôtures, caméras de sécurité, port du casque, radars, assurances. Je ne nie pas leur utilité ou leur nécessité, je questionne l'obligation mur à mur et le faux sentiment de sécurité qu'on y associe. 
  • finalement, la complexification croissante des règles, normes, lois, contraintes qui viennent étouffer ou ralentir la créativité, l'entrepreneuriat, le libre-arbitre, la diversité des comportements et points de vue.
Beaucoup originent de la peur, l'inertie, l'attrait des bas coûts et la recherche du profit par les industries. Il y a pourtant beaucoup à gagner à investir collectivement dans la diversité. Qui est heureux de vivre dans la peur ? Et surtout, quel avantage à long terme perd-on en se concentrant seulement sur ceux à court terme ?

Références 

1. Les liens entre le Ritalin et la cocaïne http://learn.genetics.utah.edu/...
2. La peur des germes : http://www.slate.com/... incluant plusieurs articles cités sur les désinfectants
3. Perception des Québécois sur la criminalité : http://www.cyberpresse.ca/...
4. Impact des médias sur la perception de la criminalité : http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/...

2 commentaires:

  1. Je suis d'accord avec vous. J'habite un pays - la Suisse - où les gens ont peur de parler de la dégradation de notre santé, liée aux pollutions de notre environnement. Ils préfèrent rester ignorants. L'apathie et l'inertie règnent. Ou bien, ils passent leur temps à lutter pour la survie (700,000 personnes en Suisse vivent au seuil de la pauvreté.) C'est une société dominée par l'argent (les banques) et les valeurs superficielles. Je vous invite de regarder mes blogs que je viens de créer (www.mieuxprevenir.blogspot.com - en anglais et mieuxprevenir2 - en français) Meris

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  2. Merci pour votre commentaire, qui montre à quel point c'est un problème mondial... Je découvre votre blogue avec intérêt, je vais le mettre dans mes favoris.

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