lundi 8 mars 2010

Protéger la biodiversité par des couloirs naturels

La chronique environnement de François Cardinal parlait cette semaine (6 mars 2010) des effets de la fragmentation des écosystèmes, qui serait l'une des principales causes de régression de la biodiversité dans le monde.

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/francois-cardinal/201003/05/01-4257704-faire-fausse-route.php

Il y explique que les routes (celles destinées aux automobiles) ont un effet dévastateur sur la biodiversité parce qu'elles morcellent les habitats et empêchent les animaux de se déplacer d'une zone à l'autre. Ceci nuit grandement aux animaux qui ont besoin de pouvoir se déplacer pour se reproduire, se nourrir, se protéger. Sans compter que la perte d'habitat vient parfois les isoler complètement dans un territoire trop petit pour y survivre. Or, il suffirait parfois de quelques bandes de végétation, de couloirs naturels pour relier ces zones naturelles et ainsi protéger et favoriser la bio-diversité.

Ceci a été expliqué dans une étude publiée en mars dans la revue Ecology Letters par Andrew Gonzalez, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la biodiversité. Il est également biologiste à l'Université McGill, et dirige le Centre de la science de la biodiversité du Québec.

L'équipe du Dr Gonzalez a étudié la mobilité de micro-organismes dans des tapis de mousse, comme s'ils se trouvaient dans de minuscules forêts tropicales. Lorsque l'habitat microscopique était fragmenté, les organismes qui peuplaient la mousse disparaissaient. Lorsque que des corridors étaient laissés intacts, ils se multipliaient.

C'est fascinant de voir que les systèmes naturels sont très flexibles et permettent une très grande utilisation en autant qu'on ne descend pas en dessous d'un certain seuil. Rassurant pour le futur, si on se décide enfin à ne pas vouloir constamment dépasser ce seuil au nom du profit à court terme.

Ce profit à court terme est omni-présent et ce sont souvent "les autres" qui s'y adonnent. Mais posons-nous la question collectivement : qui est prêt à payer plus cher de taxes et d'impôt pour la création de couloirs ? Tout dépend du prix à payer tout de suite. Comment convaincre les gens ? Découvrir ce qu'il va en coûter plus tard de NE PAS LE FAIRE...

vendredi 5 mars 2010

Les choses qui énervent à l'épicerie

J'ai bien apprécié le billet de Jean-SebastienTrudel sur son blog La prochaine évolution industrielle
Il y mentionne les trois choses qui l'agacent à l'épicerie : quand la provenance du produit n'est pas claire, quand il y a plus de 6 ingrédients dans un produit transformé et quand un produit biologique est plus cher que le produit comparable.

En écrivant un commentaire sur son blogue sur ce qui m'agaçait le plus de mon côté, j'en ai trouvé trois autres :
  1. Je déteste ne trouver que de l'ail chinois à l'épicerie - est-ce que ça coûterait tellement plus cher pour du local pour de l'ail à 50c le bulbe ?
  2. J'haïs voir toutes ces marques avec les mêmes ingrédients, et parfois avec le même propriétaire. Ou des formats pour mélanger les gens. Exemples : le serviettes sanitaires, ou qu'il n'y a plus moyen de trouver de la gomme sans aspartame depuis qu'Adams a toutes les gommes ou presque.
  3. Finalement, l'obsession sécurité qui favorise encore plus le suremballage, le Purell, les caméras et les barrières partout.
Et vous ??