lundi 22 février 2010

Achat local - presser le citron ou en prendre soin ?

Une étude de l’Institut économique de Montréal (IEDM) conclut que l’achat local ne serait pas aussi bon que prétendu pour l’environnement. L'IEDM semble conclure, entre autres, que l'agriculture industrielle serait beaucoup plus efficace en terme d'utilisation des terres et "intrants" (eau, machinerie, fertilisants, etc.)
Un résumé de l'étude est accessible à : http://www.iedm.org/uploaded/pdf/note0210_fr.pdf

Mme Cécile Gladel répond à plusieurs arguments des auteurs sur son blogue :
http://cecilegladel.wordpress.com/2010/02/19/lachat-local-est-bel-et-bien-une-solution-pour-lenvironnement/

J'aimerais ajouter que j'ai sursauté à cette phrase : "un hectare de terre californienne donne plus de 50 000 kg de fraises, en comparaison de 7000 à 10 000 en Ontario." Ça ne vous inquiète pas, vous, qu'on puisse faire produire à la terre 5 à 7 fois plus aux USA qu'au Canada ? Moi oui ! À force de presser un citron (pensez aux employés ou aux autos !) celui-ci finit par tomber en panne ou faire une dépression, et il n'est plus du tout productif pour une très très longue période de temps...

Un des rares points où je joins un peu la pensée des auteurs du rapport est que l'achat local devrait être l'un des outils utilisés dans une perspective globale, pas devenir une politique coercitive.

Pour terminer, l'argument de la division des achats locaux qui génèrent beaucoup de gaz à effet de serres est vraiment mal cerné. Parce que les tenants de l'achat local dans une perspective écologique font souvent leurs achats à vélo ou à pied, ont des voitures à faible consommation, planifient leurs déplacements, et SURTOUT questionnent et/ou limitent leur consommation générale. Tandis que les tenants de l'achat à bas prix (industriel et/ou importé) vont faire plusieurs magasins ou de longues distances dans une grosse voiture pour trouver le gogosse en spécial et font beaucoup plus d'achat inutile.

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